Planqué au fond de l’Impasse des Cadeaux, À l’Imaige Nostre-Dame occupe un bâtiment de 1682, une des rares maisons du quartier ayant échappé à l’assaut des troupes de Louis XIV en 1695. Le café s’y installe vers 1884, mais le lieu avait déjà connu des usages nettement moins conviviaux.

Tout d’abord, petite explication à propos de son nom. Il fait référence à la Vierge à l’Enfant qui trône toujours à l’entrée de l’impasse. À l’époque, on ne numérote pas les maisons : on les reconnaît à leurs images, leurs spécificités. On se donne donc rendez-vous « à l’image de Notre-Dame ». Simple, pratique, pas forcément mystique…

Le passé du lieu, par contre, est beaucoup moins convivial, si on croit la tradition. Selon une légende bien ancrée, avant d’être un estaminet, le bâtiment (ou du moins son sous-sol, aurait servi de prison ou de cachot. Des condamnés y auraient attendu, enfermés, leur exécution à quelques dizaines de mètres de là, sur la Grand Place, alors lieu de mise à mort.

Au XXᵉ siècle, changement d’ambiance : écrivains, artistes et intellectuels bruxellois s’y installent. On n’y attend plus la mort, mais on y puise l’inspiration — parfois au fond d’un verre d’ailleurs !

Aujourd’hui, À l’Imaige Nostre-Dame continue de faire ce qu’il a toujours fait : accueillir des gens, garder ses secrets et rappeler qu’à Bruxelles, derrière tous les murs se cachent des histoires. Et c’est très bien comme ça.

Chez Brussels By Foot, il nous arrive de nous réunir autour d’une des vieilles tables en bois, assis sur les traditionnels bancs pour une réunion d’équipe, ou juste pour discuter!